La Parisienne Armée en Guerre

Brazil ! - Part 6 _ 14/03/2019

22 octobre : admiration du coucher de soleil la veille – ébahissement du lever de soleil dès potron minet. c’tà dire qu’on a dû se lever aux aurores pour aller mirer les alentours au moment du lever de soleil, et revenir petit déjeuner.

Évidemment, c’était super chouette et tout…. malheureusement, le temps qui est passé depuis m’a fait quelque peu oublier certains états de béatitudes de ces moments.

Par contre, je n’ai pas oublié la galère qui m’est arrivée ce jour là…. v’l’a t’y pas que je commençai à ressentir une douleur sourde au bas ventre, assez caractéristique. Je n’osai alors réaliser ce qui m’arrivais là, étant donné que ce petit désordre féminin périodique n’était prévu que pour le 25 octobre.

Et oui, depuis ma plus tendre adolescence, et répondant – une fois n’est pas coutume – aux conseils maternels, je note scrupuleusement les dates susdites, tentant par là même d’évaluer avec la plus proche certitude le débarquement prochain. En définitive, ce stratagème ne fonctionne que depuis environs 5 ans, puisque répondant à une régularité devenue inutile, mais notable.

Lorsque j’ai commencé avec tout ce micmac, il fallait compter avec 5 à 15 jours de décalage- tendance retard-

Lorsque j’attendais ce précieux pour lancer l’attendu traitement en vue de FIV et autre PMA, il fallait également compter avec un certain retard, assez rageant, on s’en doute.

Mais désormais que je m’en tape complètement, c’est d’une régularité démoniaque (gnark gnark gnark) et sadique (« je peux le faire, mais c’est moi qui décide « (qui est « moi »? – on n’sait pas et on n’préfère pas savoir)) – enfin c’est …c’ETAIT…puisqu’avec la vieillerie, arrive une autre irrégularité, tout aussi pénible … Bref, ce fut ce jour là sauf que, dans le souci de faire des packetages des plus optimisés, je n’avais point prévu l’attirail nécessaire à ce type de déboire !

Que faire ? après avoir vider la moitié du rouleau de papier toilette qui nous était fourni…puis débarasser dans la poubelle puisque- je n’ai pas raconté mais, comme le tout à l’égout n’est pas arrivé jusqu’en Amazonie, il était interdit de jeter le PQ dans la cuvette… il fallait le jeter à la poubelle – je ne m’étends pas sur le sordide de la chose, surtout quand tu t’aperçois que tu t’es oublié et as jeté la ouate dans l’eau …qu’il faut donc  réparer l’erreur …

Me rendant donc compte de la limite de cette solution, j’ai dû sacrifier l de mes sous vêtements, afin d’en faire un pliage savant pour limiter les dégats.

Enfin, tout ça pour dire que c’était vraiment un moment très sympa ! Jasmin, l’autre touriste n’étant plus concernée par ce type de problème, ne pouvait rien pour moi et je n’ai pu me résoudre à évoquer le sujet à notre guide un peu bourru.

Enfin, comme dirait ma mère, ce ne fut qu’un épiphénomène dans ce séjour magique.

Le reste de la journée a été occupé à 1) visiter une fabrique de manioc avec démonstration de la distillation de la matière première – il y a un truc à séparer du reste qui est un poison – c’est vachement important vu qu’on fait de la farine et des galettes et tout un tas de trucs et de machins avec.

Après ça , et , quand même on a l’impression qu’on saoule ses pauvres gens qu’on vient enquiquiner au milieu de leur journée peinard, on a eu droit à une dégustation de la galette sus nommée, avec un jus de fruit pas mauvais du tout .

pour finir, on est invités à visiter la petite boutique d’artisanat (on l’espère vrai), donc on achète chacun 2-3 bricoles pour faire bonne figure.

Finalement, il a fallu se grouiller de rejoindre la pirogue, car la pluie arrivait…. les indigènes sentent se genre de truc, et , en effet, juste en arrivant au lodge, la flotte a commencé à tomber, et on s’est tapé une bonne grosse averse tropicale à admirer depuis nos hamacs  (et ça, c’est sacrément plus chouette que d’être dessous).

Déjeuner toujours aussi sympatoche, siesta du tonnerre.

L’après midi, direction canot à moteur (plus rapide que la pirogue), pour aller à la rencontre de petits singes mignons… qui ont élus domicile dans un endroit fantomatique : les ruines d’un hôtel trop grand pour les capacités d’accueil du coin – et abandonné par le proprio.

c’était bizarre cette ruine au milieu de la flore, on se serait cru dans « Indiana Jones », sauf que les singes, on leur a donné à manger, c’était super mignon mais sûrement touristique à souhait (mais bon, ça passe, tant qu’on ne retrouve pas à la queue leu leu devant des bestiaux obèses).

Soirée tranquillou avec repas, jeux de société en famille, et repos bien mérité.

 

petit matin amazonien

Sieste Amazonienne

sieste amazonnienne