Bla Bla – Brazil ! – Part 9 _ 18/04/2019
La Parisienne Armée en Guerre
Retour à Manaus...
24 octobre, ça y était, on arrivait au dernier jour de cette partie de notre voyage(ouh là, un peu périlleux, cette phrase..)
Le matin, il n’était quand même pas question de glandouiller dans les hamacs – on aurait pu, vu qu’on avait TOUT le lodge pour nous tout seuls – on est allé visiter un village à touriste
On ne sait pas trop mais, on aurait dit un village -témoin : tout propret, bien mieux que Walnut Grove car y’avait de la pelouse, des fleurs, des arbres. Le tout, super bien entretenu…
on a fait un tour à l’école du coin, fait coucou à une classe de primaire, admirer la propreté des lieux, louer le fait que la cantoche est gratos..tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Après ça, visite à l’atelier-manufacture de bidules locaux, montrage de comment on perce une baie d’açaï pour la transformer en perle… et passage au magasin pour rapporter tout un tas de souvenirs somme toute sympatiques et pas ruineux.
Nous sommes ressortis de là, pas convaincu de la typicité du lieu, mais sans l’impression de s’être fait avoir (pas comme la visite de village de cases/huttes au Sénégal où on a franchement l’impression qu’on nous prend pour des nazes…et qu’on en profite pour nous refiler des trucs en bois probablement faits en Chine vu qu’ils ont tous la même tête)
En fait, c’était plutot vendu comme une réussite d’intégration de la population indigène avec instruction et tout.
Bref, après le dej’, bon ben fallait bien partir..mais on n’a pas eu droit au magnifique bateau bleu de l’aller…là, on a dû s’entasser sur une espèce de hors bord, avec équilibrage des poids – ça aurait pu être désagréable, mais du coup, j’ai eu droit au seul siège à dossier de l’esquif, ce qui fut salutaire!
Le reste de la famille a souffert le martyre du manque de confort + la vitesse et l’eau dans la tronche enfin j’en passe et des meilleures ; on était bien contents d’arriver …sur la plage de l’aller qu’il a fallut grimper sous le cagnard -pieds dans le sable
Puis on a attendu fébrilement le gars du transit jusqu’à la ville… qui était en retard m’enfin c’tait pas grave car notre vol pour Rio était à 4’du..
Oui, j’ai bien dit 4h du matin….comme je m’étais épanchée auprès du guide, il nous a trouvé une solution pour éviter de errer dans Manaus (carrefour de la drogue, violence qui tue, je rappelle) , en ville puis à l’aéroport toute la nuit : l’idée du monsieur, c’était de prendre une chambre dans un hôtel pas cher (un hôtel borgne, quoi), mais avec Wi Fi, et prendre un taxi à minuit pour l’aéroport…bon, c’était moins pire que prévu, et pis, l’hôtel, c’était 20 balles donc j’ai dit ok (quand on a vu la chambre et les cafards, on n’était plus trop sûrs de notre coup …)
Pour revenir à la génèse du pourquoi du comment on s’est retrouvé dans cette situation d’avoir un vol en plein milieu de la nuit : au départ, j’avais pensé passé la nuit du 24 au 25 à Manaus, pour repartir à heures décentes à Rio, mais les vols sont l’après midi. Ce qui fait arriver tard à Rio. Liliane avait objecté- avec raison – qu’on perdait une journée.. donc j’ai opté, avec l’accord de mes co voyageurs, pour un vol retour direct à 1h40 du mat’… ce qui nous semblait déjà ultra tard à l’époque des réservations, ça nous faisait arriver à Rio à genre 7 h du mat’, soit une grande et belle journée devant nous.
On s’était fait à l’idée, toussa..mais vl’a t’y pas qu’un mois avant le départ, arrive un message du site de réservation, comme quoi la compagnie (GOL) a annulé ce vol et nous recase direct sur le vol de 4 h du mat’ via Brazilia – oh bonheur!.(d’ailleurs, c’était 4h40 (à c’t’heurelà, ça compte)..et pas le choix car toute autre modification (genre prendre l’option envisagée au départ pour éviter les galères en famille) était payante , il aurait fallu ajouter aussi une nuit d’hôtel (dans un hôtel pas borgne, ça va sans dire!).
Ben du coup, la journée, on l’a perdue quand même car, arrivés à Rio à 11h20, après une journée de pérégrinations amazonienne, du hors bord, de la gladouille à Manaus et une bonne partie de soirée attablés sur la place en fiesta (concerts de la star locale, à en juger par la ferveur des spectateurs – incompréhensible car le gars chantait vraiment mal – soit dit en passant ) du théâtre national, à siphonner toute la réserve de citron car leur citronnade est DÉLICIEUSE, une autre partie à éviter d’embarquer des cafards dans les sacs à l’hôtel de passe, à stresser un poil à l’aéroport pasque la machine ne retrouvait pas nos résa (direction comptoirs d’embarquement qui subsistent à Manaus avec des GENS qui peuvent te résoudre ton pb) ; puis qq heures à tenter de ne pas s’endormir comme des larves dans la salle d’embarquement; 2 vols en boite à sardine où on nous donne à peine un godet…
Bref, on est arrivé à notre hôtel (pardon, « hostel ») vers 13h00…et on s’est écroulé de fatigue… on n’a pas vu nos cousins ce jour là, on a fait des petites coursettes à l’hyper du coin (très local : pâtes, jambon et sauce tomate) pour le diner…. parce que, oui, en prime, on n’avait rien dans le ventre depuis le troquet de Manaus, où on avait un peu grignoté, la veille au soir… donc bon
Finalement, ça reste LA grande aventure du séjour, faut bien le dire – ça s’est plutôt bien passé et mes enfants sont formidables !
