La Parisienne Armée en Guerre
Histoire de cailloux, choux, genoux, hiboux _ 10/03/2019
….et Poux !!!…
Oui je sais, rien que lire ce mot-qu’on-ne-doit-pas-prononcer- donne envie de se gratter furieusement le cuir chevelu en passant rageusement à l’article suivant !
Mais ça ne pourra pas être pire que la vision d’apocalypse (et c’est un euphémisme) de ces saletés de bestioles au milieu de l’opulente chevelure de ma fille….
C’est ainsi que prenait vie un de mes pires cauchemars… et qui a sonné le glas de ma perspective d’après midi de glandouille !
Bon, d’aucuns pourront ricaner , car ceux là ont, peut être (j’en ai connu) l’habitude de traiter traiter et retraiter leurs propres rejetons , tout abonnés qu’ils sont à ce type d’invasion…
Ben pour moi, c’est une galère, une horreur et tout et tout : mise au ban de tous les doudous de fifille (= quarantaine dans sac poubelle), quarantaine de tous plaids, coussins et autres couvertures nécessaires au vautrage devant la télé (=idem) lavage à 60° des z’habits, serviettes, et autres draps (= environ 10 machines lavelinge+sechelinge qui prend 10 ans), et, last but not least : shampoing antipoux de la mort à faire, avec passage du peigne ad hoc, avec stratégie d’éradication à définir…. pour fifille et sa vieille mère qui a eu le bon sang de bois de malheur de laisser pouss-cheveux sous une pression familiale maudite (et puisque je me retrouvai avec un grattage compulsif ininterrompu depuis LA découverte).
J’avais pourtant tout fait pour échapper à cette torture de l’épouillage : m’étant servi de ma presbytie toute neuve pour décréter que je ne voyais absolument plus rien de près ; que ces bestioles étant toutes petites, gnagnagna ; que donc ben forcément : j’ignorais même à quoi elles ressemblaient, na !
Donc Papa, tu t’y colles car vu que tu es myope, tu vois TTTTEeeeellement bien de près que…bon…voilà, quoi…
C’est donc lui qui a super bien assuré la seule et unique dernière fois que ça s’est produit…. je trouvais ça pratique (tu m’étonnes!).
Pas de bol, ce jour là, il travaillait , Chloé a bien touvé un truc qui s’accrochait à un de ses cheveux restés sur la brosse et « est ce que c’est un pou, maman? »
-qu’est ce que j’en sais, je NE SAIS PAS à quoi ça ressemble! –
Ceci dit, un être vivant dans une chevelure, quoi qu’il fut, n’est pas désirable, n’est ce pas ? (à part une main qui fait des papouilles, mais c’est une autre histoire)
Il m’a dont fallut me rendre à l’évidence, prendre mon courage à deux mains et plisser mes yeux, au risque d’augmenter mes pattes d’oies, et procéder à l’examen détaillé de ma chère tête blonde (heu, chatain).
Et là, oh malheur ! j’en frémis encore !
A mon grand désarroi : non seulement, cette tête était habitée, mais surtout, et c’est peut être le pire : j’étais totalement dans la capacité de constater l’ampleur des dégâts : les bebêtes qui courent dans cet amas de cheveux….brrrr.
La suite, bon, fut tout aussi cauchemardesque :
- Fonçage à la pharmacie du coin pour se doter du produit qui va bien ;
- Air plein de commisération du pharmacien , annonciateur de la tannée qui va suivre
- Essais d’élaboration de stratégie d’organisation pour l’opération exterminatoire (une serviette? deux serviettes ? un bain d’eau brûlante, un plouf dans le vinaigre ? Que fait on des élastiques et autres accessoires…)
Tout le monde connaît désormais le principe éliminatoire : on englue le bestiaux pour l’asphyxier, gnark gnark gnark … donc nous partimes 2, à nous frictionner l’une l’autre de cet erzatz d’huile , dont je n’ai pas hésité à forcer la dose ….
15 minutes après, ou un peu plus , le temps que je termine l’application sur moi même, nous (enfin je) procédai au « rinçage » …. mais là le bât blessa car le truc ne se rince pas…..il faut l’enrober de shampoing afin que l’eau puisse enlever le tout…. sauf qu’apparemment, je ne possède pas la technique de l’enrobage…. et heu….24h après, nos cheveux étaient toujours aussi graisseux (re re beurk).
Après ce pseudo rinçage, il fallut peigner, pour enlever les indésirables désormais à l’état de cadavres (re re re beurk)…..
Et je trouvai comme bonne formule pour « vider » le peigne de chaque trouvaille, que de passer ledit peigne sous le flot de l’eau la plus chaude possible si bien que, étant donné l’épaisseur et la longueur de la chevelure de mon enfant, nous arrivâmes à bout du BALLON d’EAU CHAUDE …..
Et…heu… ma tête à moi n’étant pas nettoyée, je vous laisse imaginer la suite quant à l’élimination du produit sous eau froide.
C’est ainsi que nous terminâmes notre journée (et la nuit) sous charlotte chirurgicale des plus seyantes.
Mais : QUI a bien pu refiler le truc ? COMMENT ?- et surtout POURQUOI ?
