La Parisienne Armée en Guerre
Brazil ! - Part 4 _ 03/03/2019
Le lendemain, 21 octobre 2018, donc, j’ai brillamment programmé notre emploi du temps : levé à 7h00, ptit dej de 7h30 à 8h30, prêts pour 9h00 où on devait attendre avec fébrilité qu’on vienne nous chercher pour le début de notre périple amazonien….étant un peu échaudé par la mésavenure de l’aéroport, on n’était pas super sereins….
D’autant plus qu’un groupe assez nombreux, dont des français, étaient déjà partis vers 8h30..on restait seuls avec une petite dame qui était arrivée à l’hôtel en même temps que nous, la veille, qui venait d’Afrique du Sud.
Au fait, par rapport au loupé du taxi commandé la veille, j’ai évidemment, dès accès internet retrouvé, contacté ledit service pour raconter mon histoire (par mail, hein, vu que c’était la nuit aux UK, où est situé le siège social de ce sympathique fournisseur et puis, faut causer en anglais , ça craint)…bref, on m’a répondu qu’on « ferait une enquête » pour comprendre ce qu’il s’est passé avant d’éventuellement me rembourser… il est évident que j’ai , du coup, annulé le taxi que j’avais commandé pour le retour (faut pas abuser !)….. vu que j’étais maintenant super débrouillarde, je me disais qu’on arriverait à se dém’ sans problème, nan mais sans blague !
Bref, on attend on attend…un gars patibulaire débarque avec sa ptite feuille où y’a les noms des quidams qu’il doit trimballer… je m’étais autorisée à penser que ce serait notre guide pour les 4 jours qui viendrait et donc qu’on pourrait déjà communiquer ! et bien non ! Le gars patibulaire ne causait même pas anglais, donc il nous a fait comprendre que c’était bien nous qu’il était venu chercher, qu’on devait monter dans la bagnole, et….c’est tout…. nous voila partis, non sans un arrêt énigmatique dans un boui boui d’où il est ressorti au bout d’un moment avec un TPE pour demander à la dame Sud Africaine de régler je ne sais combien….là, j’ai serré les fesses pour qu’on n’y passe pas aussi, vu que je n’avais , normalement, plus rien à payer…mais on est reparti tranquillou…
On a roulé roulé, passé une espèce de check point pour l’entrée en Amazonie (enfin, c’est ce qu’on a déduit ) , re re re roulé et on nous a largué au bord d’une plage…. passage de relais du gars à un autre gars qui nous fait signe de le suivre… cahin caha sur le sable, arnachés avec nos sacs de rando, nos godasses de rando vers la mer pour monter sur un canot à moteur…… qui nous approche d’un chouette plus gros bateau (j’vais essayer de mettre une photo)….
2h à peu près de navigation sur le Rio Negro et on arrive enfin au « lodge » (ça fait classe, hein ?). Déjà, on était bien dépaysés …paysages magnifiques….enfin à peu près sereins !
Plusieurs fois, on a cru arriver… le bâteau semblant se rapprocher d’un rivage et puis, non, un nouveau bras du fleuve nous emmenait plus loin encore.
Dans ce lodge, il y avait genre 6 chambres à tout casser (on apprendra plus tard qu’une extension était en cours d’installation, via un autre bâtiment tout beau tout neuf…ce qui, à mon humble avis, ne fait que dénaturer ce magnifique endroit…. il est charmant comme il est; et le fait de n’être qu’une poignée de touristes en fait tout son atrait (bon, ils n’ajoutent que 2 suites à genre 6 personnes max, mais ça double tout de même les capacités d’accueil).
Là, il y avait déjà 8 personnes : une famille de 6 et un couple.
On a été accueilli par notre guide (dont je n’ai pu retenir le nom)…un type qu’on aurait dit tout droit sorti de la jungle locale, mais qui parlait 5 langues et était en apprentissage du chinois… très érudit, il avait beaucoup lu en français dans le texte et était au courant des dernières actualités hexagonales… autant dire qu’on avait un peu l’air con dans les discussions trop intellos !
On nous installe en provisoire dans l’une des chambres ; on récupèrerait une grande en fin de journée…. en fait, les « touristes » présents à notre arrivée terminaient leur séjour, on devait donc prendre LA chambre familiale du lodge.
On a donc laissé nos affaires, pour aller déjeuner dans cette petite salle à manger de pension de famille, où un cuisinier proposait un buffet (mini, certes) à chaque repas… même lorsque nous n’étions que 4 + le guide + un gars qui faisait les travaux d’agrandissement (père de la proprio, d’après ce qui nous a été dit).
Le couple avait fait l’activité « pêche aux piranhas » la veille, ils ont donc eu droit à ce plat (en plus du reste) ce midi là. Ils nous ont proposé de gouter, et, comme des nazes qu’on est, on a refusé, pensant que notre tour viendrait puisque l’activité était prévue dans otre programme (mais bon, vu le résultat, on aurait dû profiter de l’offre car, à ce jour, je ne sais toujours pas quel goût a ce sympathique pouascaille) – et puis, avouons le , on était encore sous le coup de la crise de rire qu’avaient eux nos cousins cariocas à l’évocation de la dégustation qui nous attendait. Ils nous ont affirmé que c’tait pas bon, plein d’arêtes, bref, immangeables.
La grande famille à coté, elle, fêtait l’anniversaire de l’un d’entre eux…avec un gros gâteau et tout et tout…que nous avons pu déguster..trop sympa – on n’a jamais compris d’où venait cette famille, ils parlaient tantôt français, tantôt..heu…sais plus mais c’tait bizarre…mais bon, c’est à eux qu’on a succédé dans la chambre.
Chose appréciable : la bonbonne d’eau à DISPOSITION …ça parait naturel, comme ça, mais pour avoir séjourner dans plusieurs endroits/hôtels dans les pays chauds, c’est pas du tout la norme de laisser les clients s’abreuver à loisir…en général, on en profite pour nous vendre de la simpla aqua à prix d’or, hors repas.
Bref ici, tout semblait vraiment parfait, sympa, calme et voluptueux…et vu qu’on occupait que 2 chambres, sur 6, bah….ça l’était…..on pouvait donc, ma fée et moi, se vautrer goulûment dans les hamacs mis à dispo devant chaque chambre (je squattais celui d’à coté, du coup, ne lésant personne).
On déjeune donc, les autres remballent leurs affaires et foncent vers le bateau …. et on fait une sieste (bah on va pas partir balader sous le cagnard donc on attend 16h/16h30




