La Parisienne Armée en Guerre
Rendez vous à Huahine –3_ 09/02/2026
Nous voilà donc au port de Raiatea, à chercher comment donc que ça se passe pour prendre le bateau. J’étais un peu stressos à cause de la gestion des bagages – sur le papier, les impératifs concernant lesdits bagages ressemblent à ceux de l’aérien : franchise de poids, limite par personne etc. = mais aussi sur comment on s’enregistre – bon bref.
Arrivés au bord de l’eau, y’ a déjà une vingtaine de personnes qui poireautent gentiment le long d’un bâtiment pour ceux qui préfèrent l’ombre, ou en cuisson au soleil pour les autres.
On se colle donc pas trop près mais un peu quand même aux autres, non sans s’être enquis de l’identité d' »attendant » de tous les quidams – en gros bon ben on était bien au bon endroit, un monsieur nous informe qu’il faut attendre et qu’un autre gars viendra sous peu vérifier notre présence sur la liste des voyageurs attendus.
Le mec arrive, et valide notre réservation, en effet… pour les valises, ben il nous envoie les poser près du sac jaune qu’il a largué à un endroit E du quai (y’a une autre balise en forme de sac bleu à un autre endroit).
J’avoue que cette organisation qui semble à première vue « à la one again » est terriblement efficace, on le constatera également lors de nos autres transferts nautiques : chacun pose ses valises là où on nous l’indique, et hop, elles réapparaissent sur le quai de destination !
Juste : y’a des mini containers vidés, puis remplis rapido presto, avec une grossière étiquette d’endroit où descendre ledit container…et voilà, efficacité 2000 !
à l’arrivée, les bagages sont largués sur le quai, à chacun de récupérer son bien.
Jamais on ne nous aura demandé, vérifié, pesé les bagages de soute ou à main, aussi m’étais-je inquiétée pour rien (sauf qu’on prend des habitudes en matière d’encombrement et lorsque l’on reprend l’avion après plusieurs trajets de bateau, on a quelques (mauvaises) surprises).
Bref, on pose nos effets, on monte dans le bateau, direction Bora Bora.
Le trajet est très agréable, même pas en semblant de début de roulis occasionnant les désagréables nausées que j’appréhendais.
Arrivés à Bora (oui, on dit « Bora » quand on est du coin – « bora bora », c’est pour les touristes et les ignares), tout est topement organisé pour nous : un taxi nous chope à la descente, on attend les bagages et on fonce dans la bagnole, direction « chez Nono ».
il s’agit d’une location de bungalows en direct live de la magnifique plage de Matura.. entourées d’hôtels de luxe.
C’est donc la seule et unique solution pour séjourner à Bora raisonnablement, il faut se lever tôt pour y trouver des disponibilités. Nous, on a bénéficié d’un concours de circonstances favorable (une connaissance de là bas connaissait les tenanciers des lieux, y vient souvent donc bon voilà…on a chopé le dernier bungalow dispo).
Le seul hic pour les prout’prout’ que nous sommes, c’est qu’il n’y a même pas de petit dej inclus dans cette turne. y’a juste un petit nécessaire de survie dans les lieux : micro ondes, frigo, vaisselles, bouilloire, café soluble (ouais).
Du coup, il fallait penser à se fournir en denrées alimentaires pour survivre à Bora (nan mais j’te jure)… donc nous sommes partis sur la route à la recherche d’un magasin, voire d’un restau.
On est passé devant des établissements de luxe, où la tentation fut grande de se prévoir un brunch de la mort (autant pour l’achalandage probable du buffet que pour le prix) pour le lendemain mais on est resté raisonnables, pour une fois – en revanche, nous nous sommes offerts nos 2 dîners boraliens à l’Intercontinental – parce que bon, les tartines pain de mie- crème de camembert ou ersatz de salami, ça va bien 2secondes!
Bref, on a trouvé le magasin (après l’Intercontinental, donc), et nous sommes équipés de jus de fruit (délicieux) et nourriture précédemment évoquée afin de parer aux fringales des 2 prochains jours.
Il fallait y aller mollo en bouffe, vu qu’on devait partir en journée d’excursion le lendemain, où le déjeuner est prévu donc en gros, on n’avait guerre que les petits dej à prévoir.
On est rentrés puis on s’est baigné dans ce fabuleux lagon, tout tranquillou avec juste 2/3 quidams à l’horizon. Puis j’ai discuté les pieds dans l’eau avec un papy dont les enfants, la femme-et mamy et autres petits enfants étaient partis faire une petite virée snorkeling le long du lagon, en le laissant seul avec sa solitude, jusqu’à ce qu’ils reviennent et puis, c’était l’heure d’aller diner (genre 17h30 -ben quoi, on n’avait pas déjeuner, hein !).
Pendant ce temps, bien sûr, Monsieur avait chaussé son masque de plongée décat’, et était parti en reportage photo (avec son ptit appareil photo qui va dans l’eau mais dont il n’arrive pas à bien se servir – mais c’est de la faute du bidule, qui est « une vraie merde »(je cite), pas du tout de l’opérateur qui n’a, bien sur, pas lu le mode d’emploi). Il cherchait désespérément à revoir des p’tits requins gentils mais y’avait que des poissons multicolores, ce qui est déjà vachement bien.
Bon on fonce vers l’Intercon’, choisissons notre table (pas difficile, on était les 1ers clients) .
On a été hyper raisonnables coté dépenses dinatoires, la preuve, j’ai pris une pizza – je ne sais pas pourquoi d’ailleurs car je n’arrive jamais au bout (!)…d’autant plus qu’ils se sont trompés de modèle, donc m’en ont refait une en me laissant la 1ere – ben voyons, du coup, on l’a emportée pour notre petit déj du lendemain (ou le diner- bicoze l’excursion sus-nommée prévue le lendemain).
Ca commence à faire un bail alors je n’ai plus tous les détails dans la tête, mais je me rappelle bien du déluge qui est tombé toute la nuit sur not’bungalow qui a super bien tenu le coup (j’vous jure que j’ai songé un temps que le toit de paille n’y suffirait pas!)…et ce jusqu’au petit matin où il faisait toujours bien moche.
Ce qui fait que l’excursion a été reportée d’un commun accord des autres participants (parait il) au lendemain; sauf que le lendemain, ben on avait notre bateau pour Maupiti à 13h40 donc l’excursion fut tout simplement annulée pour nous (pt’1), alors qu’on nous l’avait chaudement recommandée.
Bon c’est surtout qu’on n’avait plus rien à faire de la journée, en fait…donc on a pris nos ponchos de pluie et nous sommes partis à la recherche des vestiges du Club Med’ sous des gouttes qui se raréfiaient et d’ailleurs, le temps de la balade, le temps s’est éclairci et on a finalement eu une superbe journée et heureusement qu’on avait la pizza de la veille pour le déj.
Puis la journée s’est déroulée tout tranquillement, entre baignade et tentative de bullage sur le transat, car, après le vélo de Raiatea, je souffrais des résultats de mon excessivité de poids et la probable mauvaise position de mon séant sur la pourtant-très-confortable-selle sur mon coccyx -impossible donc de me vautrer sur le dos pour bouquiner tranquille.
Pas grand chose de plus à dire sur Bora – on aurait dû essayer de choper un moyen de locomotion (motorisé, cela va sans dire) pour faire le tour de l’île et mater un peu mais non, on n’a rien fait de plus que re dîner à l’Intercontinental, acheter qq souvenirs et, le lendemain, attendre que le temps passe et qu’on vienne nous chercher pour nous ramener au bateau.
Sauf que rien n’est jamais simple, et alors qu’on glandouillait sagement, j’ai soudain eu l’idée d’aller vérifier l’adéquation de l’heure prévue du taxi vs l’heure de départ de la navette….et ça ne collait pas du tout, la dame de l’accueil avait noté sur le tableau un départ quasi à l’heure où on aurait dû être en train de gravir la passerelle de la croisière s’amuse !!
Panique à bord (enfin non, panique à la plage), et, vu qu’il était midi et que la « réceptionniste » était partie déjeuner donc y’avait personne au bureau…
J’ai encore une fois fait preuve d’une efficacité de dingue …téléphoné au taxi, téléphoné au numéro indiqué de la réceptionniste, laissé des messages partout en priant pour qu’on m’écoute rapido presto (évidemment, il ne restait que peu de temps pour éviter la catastrophe …oui la cata car si on loupait ce (love) boat, il eût fallu trouver un endroit pour dormir et attendre je ne sais combien de jours pour partir (le bateau, c’est pas tous les jours et notre périple suivait les rotations de l’Apetahi (ptit nom de la ligne maritime)) – mais trouver un lieu accessible financièrement, c’est une autre paire de manche.
Toujours est il que la réceptionniste a dû écouter le message, a tenté et réussi à joindre le taxi, qui était dispo pour venir tout de suite….et on a foncé le long de la corniche en surveillant l’arrivée du bateau (si, j’vous jure!) … on est arrivé pile poil pour larguer nos bagages et prendre place dans la file d’attente qui commençait juste l’ascension vers le pont.
Et nous voilà partis vers Maupiti – petite île méconnue, mais trop sympatoche, où les habitants ont voté à plusieurs reprise contre la construction d’hôtels et autres complexes touristiques. Il n’y a donc que des pensions chez l’habitant (plus ou moins professionnalisés, il est vrai), et ç’est toujours dans son jus, complètement hors du temps !
D’ailleurs, on n’est jamais sûr d’y arriver quand bien même on choperait le bateau, en cas de houle et autre intempérie, ben la traversée est tout simplement annulée, et même les avions n’atterrissent plus.
M’enfin là, on avait eu notre dose de poisse et on a pu atteindre notre motu….

Le timing est parfait pour éditer la suite de vos aventures : temps pourri ici donc plaisir de s’imaginer en vacances là bas 🥰🥰🥰🥰
Ouf ça y est j’ai enfin fini la lecture quelle rigolade tu écris vraiment bien on s’y voit à Bora !!!!!! A quand la suite ?
Merci Hélène,
La suite dès que possible et dans pas trop longtemps j’espère car les souvenirs, hélas, s’estompent avec le temps (surtout les détails rigolos)